Encore une fois, je ne peux m'empêcher d'être perplexe (c'est dire) face à la montée de la valeur de bienveillance dans nos métiers voir comme métier à part entière (consultant, happyness, bien-être en entreprise, coach, RH). Dans un monde où l'égoïsme semble souvent primer, l'idée de vivre de la bienveillance sonne presque comme une douce utopie. Et pourtant, est-ce si irréalisable ?
Prenons de la hauteur : nous avons une société qui va mal, un besoin criant de bienveillance, mais une incertitude économique évidente qui vient perturber les bonnes ondes. Les plus grandes entreprises investissent des milliards dans des produits pour attirer des clients, alors que la bienveillance, elle, ne promet pas de retours financiers immédiats. Capitalisme 1. Bienveillance 0.
Pourquoi donc se lancer dans un tel métier ? La réponse est engagée/engagement, mais pas inintéressante puisqu'on voit de plus en plus de métier qui l'exprime comme valeur principale. La bienveillance n'est pas qu'une affaire de cœur, c'est aussi une compétence, une expertise. Les marques investissent pour séduire ; les professionnels de la bienveillance, eux, investissent dans l'humain.
Mais alors, peut-on vraiment en vivre ? C'est sans doute là où le bât blesse. Comme toutes les entreprises qui doit jongler entre investissements massifs et retours incertains, le professionnel de la bienveillance doit trouver l'équilibre entre passion et viabilité. C'est un sacré chemin de croix, mais rien n'est impossible.
Je tente mon exercice préférée : l'analogie. L'exclusivité, ce Graal des plateformes de VOD, trouve son parallèle dans l'unicité de l'offre en bienveillance. Pour percer, il faut se démarquer, offrir quelque chose d'unique. Ce n'est pas juste une question de contenu, c'est une question de qualité, d'impact.
En conclusion, sommes-nous prêts à voir la bienveillance comme un métier à part entière ? Seule l'avenir nous le dira, mais une chose est sûre : le débat est ouvert, et la nécessité de ces métiers est plus palpable que jamais. Et merci à des gens comme Gregory Pouy (entre autres mais que j'apprécie particulièrement) que vous pouvez écouter dans ses podcasts, de continuer à nous faire aimer le leadership nouveau qui intègre ces notions.
